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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 22:02

 

Au bord la route... Comme nos animaux errants victimes de spécisme, livrés à la haine, accusés de tout et pourtant ce sont des êtres humains. Être Rom ou Rrom en France et en Europe. 

La France va-t-elle les capturer, les soigner ou les laisser mourir? Un rapport français sanitaire grave précédé d'une cartographie de la haine ordinaire contre les Roms en Hongrie. Dans cet Etat européen, des mouvements néo-nazis extrêmement violents  les traquent,  les terrorisent  et veulent leur extermination, bras armés par des politiques! Un rassemblement néo-nazi à l'amitié germano-hongroise s’est encore tenu samedi 11 février 2012 sur les hauteurs de Budapest.  300 sympathisants et militants d’extrême-droite ont  célébré le «Becsület napja», le « jour de l’honneur » perpétré chaque année par le mouvement hungariste, légataire idéologique du parti des Croix Fléchées. Au pouvoir quelques mois entre 1944 et 1945, ce parti a été le principal ordonnateur de l’alliance avec l’Allemagne nazie et le principal responsable de la déportation de centaines de milliers de Juifs, Roms et homosexuels hongrois dans les camps d’extermination polonais.   Un nouvel holocauste se prépare-t-il, sans compassion et sous nos yeux,  dans l'Europe de 2012 dont nous sommes?    

Les gangs neo-nazis en Hongrie - Une cartographie de la terreur

Pour Kristof Domina, directeur et chercheur à Athena Institute qui est un observatoire des mouvements extrémistes en Hongrie, on dénombre aujourd'hui 16 groupes actifs, organisés en groupes sociaux. Pour la plupart, ils se revendiquent d'un héritage nazi et se nourrissent au répertoire du mouvement fasciste. Pour d'autres, ce sont des nostalgiques de la suprématie hongroise, ils jouent sur le racisme extrême alimenté par la haine des minorités, avec dans le viseur la haine des Rroms, des Juifs et des homosexuels. Rien de nouveau sous la bannière haineuse de ces groupuscules parfois armés.

Pour l'instant, la plupart d'entre eux jouent sur la peur des Roms pour obtenir des voix électorales. On observe depuis quatre et cinq ans une radicalisation du discours et des passages à l'acte, avec entre autres l'assassinat commis sur des dizaines de Rroms un peu partout dans le pays, des menaces sont aussi faites à l'égard des Juifs lors de rassemblements populistes. Des personnalités sont représentées sur des affichettes et collées sur des réverbères en mentionnant qu'elles seront pendues.

Après la chute du régime communiste et la liberté d'expression enfin retrouvée et restreinte jusque là, ces groupuscules ont profité de se constituer en réseaux organisés, actifs sur les réseaux internet via des serveurs américains pour la plupart et qu'il a été impossible d'interdire. Difficile de dire si les partis extrémistes les soutiennent financièrement, les financements occultes sont difficilement traçables. Mais ils recrutent avec des outils de communication efficaces, multilingues, et trouvent leurs recrues aussi bien auprès des jeunes issus du monde rural et au chômage qu'auprès des skinheads et des hooligans, ils se connectent avec d'autres groupes ailleurs à l'étranger notamment en Norvège où le tireur, Anders Behring Breivik, est aussi entré en contact avec certaines de ces milices.

La fin de l'ère communiste a engendré un vide de cadre récupéré par ces mouvements radicaux qui profitent de cela pour mener leur campagne haineuse contre la mondialisation, l'Union Européenne, l'immigration. Un repli nationaliste face à l'inconnu, des peurs alimentées sur le dos des groupes minoritaires qui font office de point de ralliement pour cette idéologie fasciste qui a besoin de se nourrir de victimes pour exister.

Kristof Domina précise que le fil rouge n'est pas toujours clair, qu'il n'y a pas de ligne bien définie, ni de programme spécifique si ce n'est l'extermination pure et simple des Rroms associés à des maladies, tout le répertoire médical des maladies infectieuses a été utilisé par ces néo-nazis. Toutefois, il constate avec étonnement que face aux discours haineux, la population ne s'en scandalise même plus, comme si les menaces avaient été intégrées comme un élément normal de la pensée courante, assimilée comme un fait évident, ce en quoi réside peut-être le grand danger induite par la passivité de ceux qui par leur silence ne se révoltent même plus comme si ils adhéraient de façon passive à l'horreur qui se prépare sous leurs yeux.

Le processus de radicalisation est bien entamé et avance à grands pas, difficile de contrer ces extrémistes, ils sont en concurrence entre eux et c'est à qui osera le plus passer à l'acter et compter avec fierté les morts. Les Rroms ont déjà fait les frais de cette concurrence acharnée de à qui sera le plus haineux pour ensuite se targuer d'avoir cassé du Rrom, même des enfants ont été tués par ces miliciens.

Le gouvernement hongrois peine à avoir une attitude claire face à l'émergence de ces groupes xénophobes et dangereux, serait-il tout simplement dépassé ? Le fait est qu'il ne les interdit pas ou avec une telle mollesse juste ce qu'il faut pour calmer la pression internationale. Le groupe extrémiste Jobbik a obtenu des sièges dans ce gouvernement et entend bien s'imposer même par la force le réduisant au silence.  

Jeudi passé, à Gyöngyöspata, Tamás Eszes, chef de la milice paramilitaire "Véderő"de laquelle il avait démissionné le 16 octobre, s'est suicidé par pendaison. Il s'était présenté comme maire de cette ville avant d'être écarté par Jobbik, le parti d'extrême-droite, durant les élections de juillet.

Tamás Eszes s'est notamment fait remarquer en mars lorsqu'il scandait avec ses miliciens que la police ne pouvait plus défendre le village contre les "crimes tsiganes". Il a frappé le candidat Jobbik vainqueur, Oszkár Juhász et sur ces faits, a été arrêté par la police.

Intéressant d'analyser que Jobbik s'appuie et utilise les bras armés pour les évincer dès que ses membres parviennent au pouvoir. Ceci expliquerait le suicide de Tamás Eszes, manipulé et utilisé comme marche-pied. Les haineux ne se font pas de cadeaux, les loups s'entredévorent !

Source 7.11.2011 Blog bienvenue chez les rroms: les gangs neo nazis en Hongrie

http://roms.blog.tdg.ch/archive/2011/11/07/les-gangs-neo-nazis-en-hongrie-une-cartographie-de-la-terreu.html

La situation sanitaire et sociale désastreuse des Roms en Île-de-France

Accusés régulièrement par les ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux puis Claude Guéant à grands coups de statistiques pourtant douteuses (voir ici), stigmatisés par Nicolas Sarkozy lors du « fameux » discours de Grenoble en juillet 2010 (voir ici), les Roms faisaient encore la semaine dernière l'objet d'une polémique entre le PS et l'UMP en pleine campagne électorale (Le Monde du 18 février 2012). S'ils souhaitent y revenir encore, les candidats devront prendre connaissance du rapport publié par l’Observatoire régional de santé d’Île-de-France au sujet de « la situation sanitaire et sociale des "Rroms migrants" en Île-de-France ». Le rapport constate en effet :          

- Un accès limité au marché du travail : « les Rroms en Île-de-France sont Roumains ou Bulgares dans leur grande majorité. Bien que ressortissants de l’Union européenne depuis 2007, ils sont soumis à une « période transitoire » en matière d’accès au marché du travail dans dix États de l’Union, dont la France. Ces mesures limitent très fortement leurs possibilités de travailler dans ces pays et d’être en situation régulière de séjour ».    

- Des conditions de vie instables et très souvent insalubres : « en l’absence de ressources financières régulières et déclarées, l’accès à des logements est très limité. Tout semble indiquer qu’une large majorité des Rroms en Île-de-France vit sur des terrains dans lesquels les conditions de vie sont extrêmement insalubres: absence d’eau ou d’eau potable, d’électricité, de sanitaires, etc. Ces terrains, qui répondent à la définition usuelle donnée au terme de « bidonville », font fréquemment l’objet d’évacuation, renforçant la précarité des populations. Malgré l’errance subie, les populations sont relativement « territorialisées » dans certains départements ou dans certaines communes d’Île-de-France ».    

- Des processus cumulés d’exclusion défavorables à la santé : « la mobilité subie permanente (évacuation des bidonvilles, éloignement du territoire), les faibles possibilités d’insertion, les conditions de vies insalubres, l’accès limité au droit à la santé, l’accès tardif aux soins, les discriminations, y compris dans les institutions médico-sociales, contribuent à un état de santé très dégradé ».    

- Une santé dégradée, aggravée par un faible suivi médical : « les pathologies rencontrées parmi les Rroms sont celles fréquemment observées parmi l’ensemble des populations en situation de grande exclusion, notamment : santé mentale fragilisée, prévalence élevée de maladies infectieuses (tuberculose, rougeole, coqueluche, etc.), chronicisation de certaines maladies (diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, obésité, etc.). Parmi les Rroms, un recours limité à la planification familiale est aussi noté ainsi qu’une faible couverture vaccinale parmi les enfants ».    

- Un système socio-sanitaire montrant des limites face à l’accès aux soins des populations en situation de grande exclusion : « notamment la sectorisation de certains services sanitaires et sociaux, le faible recours à l’interprétariat professionnel, les consultations exclusivement sur rendez-vous, le refus de certains professionnels sanitaires et sociaux d’aller sur les lieux de vie des populations Rroms pour initier une prise en charge, les refus de soins en médecine de ville pour certains bénéficiaires de la CMU/AME, etc. constituent autant de sources de renoncements à recourir aux soins ».      

- Des actions sanitaires et sociales parfois mises en échec par des politiques aux logiques contradictoires : « cette étude souligne les logiques parfois contradictoires des différentes politiques publiques, ainsi que la faible coordination au sein des institutions et entre celles-ci. Les Roms se trouvent fréquemment au cœur de tensions entre les politiques migratoires, sécuritaires, sanitaires et sociales, etc. Cette insuffisante mise en cohérence des politiques aboutit à des moyens non négligeables mis au service d’actions sanitaires et sociales parfois mises à mal par d’autres politiques. Cela constitue, là aussi, autant de sources de renoncements à agir ».

Source: Le Monde 21 février 2012 http://insecurite.blog.lemonde.fr/2012/02/21/la-situation-sanitaire-et-sociale-desastreuse-des-roms-en-ile-de-france/

  

Pour aller plus loin:

* Télécharger le rapport de l'Observatoire Régional de Santé sur son site Internet

* Visiter le site Internet du réseau Urba-Rom

* Lire : « Les "villages roms" ou la réinvention des cités de transit » (article d'Olivier Legros, Université de Tours, 2011)

* Lire le livre de Martin Olivera, Roms en (bidon)villes, éditions Rue d'Ulm, 2011.      

candidats-2012-animaux-2 

Cerizette

Le 26 février 2012

Au bord de la route, ils votent tous pour des candidats qui ont du coeur:

http://www.politique-animaux.fr/

 

 

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Published by Cerizette - dans DROITS DE L'HOMME
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