Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 02:11

ANTICORRIDA-ET-LES-TAUREAUX.png

Qui veut noyer le CRAC l'accuse d'avoir la rage : démonstration par une ex de l'AAC... 

 

Rien ne va plus, faites vos jeux ! Animalus, blog indépendant de toute association, relaie un article publié par le CRAC EUROPE pour la protection de l'enfance. La lutte semble atteinte de la maladie de la vache folle. Quoi qu'il en soit, le virus ne devrait pas  affecter le dynamisme et le charisme exceptionnels reconnus de Jean-Pierre GARRIGUES, vice-président et président du CRAC Alès particulièrement visé, car il n'est pas carnivore :  il ne mange pas ses amis ! Les taureaux martyrs seront toujours bien défendus avec le Crac, à bon escient : les 11 & 12 mai prochains, lors de la grande manifestation UNITAIRE pour faire tomber Alès dans la catégorie ville non-violente à nouveau fréquentable. Un bastion après l'autre, c'est une parfaite stratégie qui obtient l'adhésion unanime des 5000 militants attendus à Alès.     

RAPPEL : La pétition de soutien à ses quatre militants a déjà obtenu plus de 1700 soutiens :

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N36056

Il est nécessaire de confirmer sa signature par clic sur le mail du site. 

On peut se poser la question si la neutralité n'apparaît pas comme une lâcheté envers la protection de tous les animaux ? On ne saurait distinguer des espèces qui ne seraient pas reconnues comme des "êtres sensibles", au même titre qu'un chien ou un chat, animaux préférés des Français. Les militants anti corrida sont aussi des êtres sensibles à la détresse des taureaux pour lesquels il ne ménagent pas leur compassion. A ce titre, il ne devrait pas y avoir défiance ou mépris à leur égard : on est défenseur des animaux ou on ne l'est pas. Un demi militant, ça n'existe pas !  Si Nathalie VALENTIN, déléguée du CRAC pour le Gard  et Mario VALENZA, délégué du CRAC pour Marseille et président de la BAC Brigade Anti Corrida Marseille sont relaxés, la vindicte se poursuit. Sabine LANDAIS et Ghislaine LECOQ, Blanche MENCACCI (fustigée pour avoir porté un tee-shirt du CRAC)  et Jean-Luc BERNARD du Groupe Lutèce sont convoqués le 14 mai 2013. Tous sont d'ardents militants servant la cause avec loyauté. Pour sauver des veaux de la torture, ils se sont offerts pacifiquement en sacrifice aux coups, blessures et violentations odieuses dans les arènes de RODILHAN, ce mémorable 8 octobre 2011. Grâce à eux, il n'y a plus de mises à mort dans les horribles "Graines de torero" où les enfants sont les tueurs. Mais alors que le procès des criminels de Rodilhan va bientôt débuter à Nîmes, comment ne pas dissimuler  le sentiment qu'il y a erreur d'individus ? Que tout cela est bien triste, et comme se serait simple s'il avait une lueur d'espoir de réconciliation au lieu de cet acharnement. Anna GALORE explique pourquoi l'Alliance Anti Corrida suscite tant la réprobation, ce qui a conduit ces militants au tribunal. Pour des mots regrettables, qui auraient pu être pardonnés puisqu'ils avaient été effacés à la demande de la justice. Antis contre antis ou pourquoi diviser pour régner ? Non, ce n'est pas joli la guerre, surtout qu'il y a de l'espace territorial pour tous. Et les taureaux dans tout ça ?  

 

Alliance anticorrida, les faits, rien que les faits 

Une tribune libre d’Anna Galore, écrivain

.

Depuis un peu plus d’un an, les prises de position publiques de Mme Starozinski, présidente de l’Alliance anticorrida (AAC) provoquent l’incompréhension d’un nombre croissant de militants anticorrida d’autres associations, mais aussi dans ses propres rangs. Beaucoup lui reprochent de limiter ses actions à récupérer des résultats dans lesquels elle n’est pour rien et à critiquer le CRAC Europe en des termes que ne renieraient pas les aficionados les plus convaincus.
Plusieurs de ceux qui expriment ouvertement leurs réactions sur les réseaux sociaux ou les blogs ont reçu des menaces écrites de dépôt de plainte s’ils ne retiraient pas leurs propos – j’en sais quelque chose, j’y ai eu droit.
Le 13 décembre 2012, Mme Starozinski a franchi un cap supplémentaire en traduisant en justice quatre militants abolitionnistes pour diffamation. Elle n’en est pas restée là dans l’escalade procédurière. Suite à la mise en ligne sur le site du CRAC Europe d’un article qui en faisait état et les soutenait, elle a exigé le 19 décembre un droit de réponse, estimant que les termes employés portent « atteinte à [son] honneur et à [sa] considération ». En cas de refus du CRAC Europe d’obtempérer à sa mise en demeure, elle menaçait également de « porter cette affaire en justice ».

Essayons d’y voir plus clair. Lorsque deux protagonistes s’affrontent, leur vision des faits qui les opposent est souvent différente. Alors, qui faut-il croire au-delà des préférences de chacun ? Est-ce que ce qui est reproché à Mme Starozinski est effectivement de la médisance ou existe-t-il des faits objectifs pour en confirmer la véracité objective ?

Pour apporter des éléments de réponse, j’ai lu en détails les plus irréfutables des sources : le site web officiel de l’AAC et les déclarations écrites de sa dirigeante, Mme Starozinski.

La manifestation du 18 septembre 2011 devant les arènes de Nîmes

Revenons pour commencer sur l’évènement qui a mis le feu aux poudres, une manifestation pacifique organisée par le CRAC Europe et le CLAM (Comité de Libération Animale de Montpellier) lors de la feria des vendages à Nîmes le 18 septembre 2011. Une trentaine de manifestants, en grande majorité des femmes, étaient allongés silencieux et immobiles au pied de la statue de Nimeño 2, un matador local qui s’est suicidé après avoir été partiellement paralysé par un taureau plus fort que lui. Pendant ce temps, des images de corrida étaient diffusées sur des écrans afin de sensibiliser les passants à la réalité de cette barbarie. Plusieurs centaines d’aficionados furieux sont sortis des arènes où se tenait une corrida et ont voulu lyncher les manifestants, dont le salut n’a été dû qu’à un important déploiement de police mis en place pour les protéger.

Voici, selon le Midi Libre selon le Midi Libre, la réaction de Mme Starozinski deux jours plus tard.

« L’action a été peu appréciée aussi du côté de... l’Alliance anticorrida présidée par la Nîmoise Claire Starozinski. « Je ne m’inscris pas dans ce genre de provocation. Il ne faut pas semer la haine […]. Je suis pour le respect des personnes humaines, de Christian Montcouquiol (Nimeño II). Les aficionados ne sont pas nos ennemis mais nos adversaires. Ce genre d’action n’a aucun intérêt car ça donne des armes aux aficionados. » »

Avec une telle appréciation, il n’est pas surprenant que beaucoup ce jour-là soient tombés de leur chaise, quel que soit leur camp.

Ceux qui ont droit au respect de Mme Starozinski, ce ne sont pas les abolitionnistes pacifistes qui ont risqué leur intégrité physique (« Je ne m’inscris pas dans ce genre de provocation », « Ce genre d’action n’a aucun intérêt »). Son respect, elle le proclame pour un torero déifié par les aficionados (« Je suis pour le respect des personnes humaines, de Christian Montcouquiol (Nimeño II) »).

« Je suis pour le respect des personnes humaines, de Christian Montcouquiol (Nimeño II). »{#TYPE_DOCUMENT}

« Je suis pour le respect des personnes humaines, de Christian Montcouquiol (Nimeño II). »

Ceux qui se sont ce jour-là rendus coupables de « semer la haine », ce sont certes les aficionados, Mme Starozinski en convient, mais aussi (surtout ?) les manifestants anticorridas qui avaient le tort, il est vrai, de ne pas se réclamer de l’AAC.
Le journaliste du Midi Libre ne s’y trompe pas puisqu’il titre son article « L’Alliance anticorrida ne veut pas semer la haine » (à la différence de ces haineux manifestants) et cela n’a appelé aucun droit de réponse de Mme Starozinski, pourtant prompte à réagir quand elle estime son honneur bafoué.

Déchaînement de haine insoutenable de la part des manifestants anticorrida{#TYPE_DOCUMENT}

Déchaînement de haine insoutenable de la part des manifestants anticorrida

Rappelons comment ces manifestants s’y sont pris pour « semer la haine » : en restant allongés sur le sol, silencieux et immobiles. Un déchaînement de haine, en effet, insoutenable.

Ils ne se sont relevés et alignés derrière un cordon formé par les policiers et les CRS qu’à la demande insistante de ces derniers qui voulaient les protéger quand les aficionados ont jailli des arènes avec l’intention évidente de tabasser les manifestants à trente contre un.

C’est ainsi que nous avons découvert dans la presse qu’aux yeux de Mme Starozinski, nous étions haineux, nous, là sur le sol. Je dis « nous » car j’y étais avec deux amies. Nous n’avions jamais entendu parler de l’existence du CRAC ou du CLAM à cette époque, nous ne connaissions que l’AAC, que nous soutenions. Et c’est à l’AAC que l’une de nous s’était adressée quelques jours auparavant pour savoir si une manifestation était prévue pendant la féria. Elle s’était faite vertement rembarrée, la porte-parole de l’AAC lui expliquant de façon très énervée qu’une manifestation, ça ne s’organisait pas comme ça et que non, rien n’était prévu. L’AAC aurait pourtant eu largement le temps, les dates de la féria de septembre étant connues depuis des mois, mais il faut croire qu’il y avait plus important à faire pour cette association anticorrida que de manifester contre la corrida un jour de corrida.

En cherchant sur Internet avec les mots-clés « corrida » et « manifestation » (pardonnez-moi, c’est très technique, c’est dire si ce n’est pas à la portée de la première présidente d’association venue), mon amie est tout de suite tombée sur l’appel du CRAC à venir manifester.

Si nous qui, à cette époque, ne connaissions quasiment personne dans le mouvement anticorrida, avons appris aussi facilement que cet évènement était prévu, comment Mme Starozinski peut-elle prétendre qu’elle n’était pas au courant ?

Dans son droit de réponse au CRAC, quinze mois après les faits, elle déclare en effet : « Le CRAC n’avait pas daigné convier l’Alliance anticorrida à cette manifestation ».

Voilà qui est assez renversant.

Le CRAC et le CLAM avaient convié publiquement tous ceux qui voulaient y participer, qu’ils soient membres du CRAC, du CLAM, d’une autre association ou d’aucune (il y avait d’ailleurs aussi des représentants de la SPA et de PETA). Le CRAC n’avait pas précisé, me semble-t-il, que la manifestation était ouverte à tous sauf aux adhérents de l’AAC. Le CRAC n’avait pas non plus daigné envoyer d’invitation nominative à chaque personne qu’il souhaitait voir sur place. Il ne s’agissait pas d’un happening festif dans un club privé pour VIP, mais d’une manifestation publique dûment déclarée et autorisée par la Préfecture, dont l’annonce a été faite sur les réseaux sociaux et les sites militants. Il était impossible de ne pas le savoir – la preuve, nous on l’a su en trois clics de souris sans être membres d’aucune association ou d’aucun réseau que ce soit.

Mme Starozinski doit être consciente que cet argument est un peu court puisqu’elle ajoute : « Fort surpris que l’AAC n’ait pas été informée de cette action dans sa propre base, les journalistes ont demandé l’intérêt d’organiser une manifestation au pied de la statue du torero suicidé. »

Fort surpris, les journalistes ? Ne serait-il pas plus exact de dire qu’ils n’y ont pas cru une seconde ? Ils ont dû trouver proprement incroyable qu’une personne aussi active, omniprésente et informée que Mme Starozinski ait été la seule à ne pas être au courant de ce que tout-le-monde savait dans le milieu anticorrida. Car, de fait, contrairement à ce qu’elle dit, l’AAC était parfaitement « informée de cette action dans sa propre base » puisque parmi nous se trouvaient plusieurs militantes de cette association, arborant en toute liberté des t-shirts estampillés « Alliance anticorrida ».

« Fort surpris que l'AAC n'ait pas été informée de cette action dans sa propre base »{#TYPE_DOCUMENT}

« Fort surpris que l’AAC n’ait pas été informée de cette action dans sa propre base »

En revanche, on peut être « fort surpris » que les journalistes lui aient vraiment dit ne pas avoir compris pourquoi nous avions manifesté justement là. La veille, ces mêmes journalistes avaient écrit des articles où ils mettaient en avant à quel point le choix de ce lieu avait eu un impact phénoménal au regard du peu de personnes ayant répondu à l’appel. Etaient-ils donc idiots pour poser une question pareille à Mme Starozinski ? Ou voulaient-ils juste vérifier si elle, elle avait compris, comme un professeur interroge un élève un peu dépassé par les évènements ? Car visiblement, quelque chose lui échappe : « L’endroit est désert et de l’autre côté des arènes […] Choisir ce lieu relevait donc d’une volonté de provocation. » J’avoue ma fascination devant cette analyse stratégique d’une profondeur remarquable.

  • L’endroit est désert : ben oui, c’est normal, voyez-vous, au même moment se tient une corrida, donc les aficionados, ils ne sont pas dehors sur l’esplanade à patienter en attendant qu’on manifeste, ils sont tous assis dans les arènes à se régaler de voir un taureau se faire mettre en pièces. Du coup, dehors, il n’y a personne à part nous.
  • De l’autre côté des arènes : là, je dois dire que je n’arrive pas à saisir ce que peut bien être « l’autre côté » d’une construction de forme arrondie. Les arènes ont un dedans et un dehors, mais elles n’ont pas de côtés. Cet endroit n’est pas plus « de l’autre côté des arènes » que n’importe quel autre se situant n’importe où autour des arènes. Mme Starozinski a derrière elle une longue carrière d’enseignante, mais certainement pas en géométrie.
  • Ce lieu est une provocation : si je comprends bien, elle aurait trouvé plus judicieux qu’on manifeste dans un endroit discret sans lien avec la corrida pour ne surtout pas attirer l’attention de qui que ce soit (un concept curieux dont elle a pu vérifier l’inefficacité quelques mois plus tard à Alès, voir plus bas).

La réalité, c’est que nous étions au meilleur endroit possible pour être vus : face à l’entrée principale des arènes, comme chacun a pu le vérifier quand un millier d’aficionados vociférants l’ont franchie en se ruant sur nous avec l’intention clairement exprimée de nous passer à tabac. Et la haine, elle n’était pas exprimée par nous qui étions allongés par terre, en silence et immobiles mais bien par ceux qui voulaient nous cogner dessus à trente contre un pour la seule raison que nous étions là, sur un espace public. Et ce lieu n’était ni plus ni moins une provocation qu’un autre puisque nous y étions avec l’autorisation de la Préfecture.

Les actions et les victoires revendiquées par l’Alliance anticorrida sur son site web officiel

Puisque nous avons parlé de mériter le respect de cette grande figure du combat anticorrida qu’est Mme Starozinski, passons maintenant en revue quelques actions et victoires revendiquées par l’AAC sur son site officiel pour mieux la connaître.

On y apprend qu’en 2012, l’AAC a remporté trois victoires majeures : la démolition des arènes de Collioure en février, la suppression de la chronique tauromachique que le journal Libération a tenue pendant un quart de siècle et la fin de Graines de toreros, un spectacle sordide dans lequel des adolescents massacrent des veaux à l’arme blanche. On applaudit sincèrement.

Mais quand on lit de plus près, on apprend que pour Collioure l’AAC n’y était pour rien puisqu’il s’est agi d’un simple choix budgétaire de la mairie, les corridas étant lourdement déficitaires dans cette commune comme dans d’autres ; pour Libération l’AAC n’y est pour rien non plus, la seule raison de l’arrêt de la chronique étant le désintérêt croissant du lectorat de ce quotidien ; et pour Graine de toreros, l’AAC n’y est encore pour rien puisqu’elle attribue (c’est tout à son honneur) cette nouvelle victoire à l’action qui s’est déroulée à Rodilhan quelques mois plus tôt. Je cite : « L’image donnée par les aficionados, dont la violence s’était exercée sur des militants désireux de faire annuler la finale de ces spectacles indignes, n’a certainement pas dû plaider en faveur d’une reconduction... »
Regrettons cependant que l’AAC ait omis de préciser qu’à Rodilhan, les 80 militants héroïques qui avaient mené l’action en restant non-violents jusqu’au bout étaient venus à l’appel du CRAC Europe, d’Animaux en Péril, de Droits des Animaux (DDA), pas de l’AAC. Un simple oubli, probablement.

La fin de Graines de toreros{#TYPE_DOCUMENT}

La fin de Graines de toreros

 

Voilà pour les victoires. Et les actions ? Même chose.

En mai 2012, le CRAC Europe organise une manifestation à Alès pour protester contre la venue de Rui Fernandez, un rejoneador qui, devant l’agonie de son cheval éventré, n’a eu pour seule réaction que de rire en le voyant courir les viscères trainant sur le sable, avant de changer de cheval pour continuer son œuvre de mort. L’AAC appelle également à une manifestation le même jour dans la même ville, mais attention, pas devant les arènes avec nous, non, ce serait trop visible. Là, il va s’agir d’une manifestation silencieuse dans un lieu secret.

Reconnaissons à Mme Starozinski sa cohérence : elle a poussé jusqu’au bout son raisonnement sur le lieu si mal choisi à ses yeux du happening devant Nimeño 2. Le résultat n’a dû surprendre qu’elle : alors que nous étions plusieurs centaines à tout faire pour décourager de façon non-violente les spectateurs venant aux arènes, elle s’est retrouvée quasiment seule, quelque part ailleurs où il n’y avait personne. Du coup, elle est revenue vers notre manifestation et s’est fait interviewer par un cameraman de télévision, en se positionnant pour avoir en décor derrière elle… qui donc ? Ses rares manifestants ? Non, nous, les autres, les centaines d’autres à l’entrée des arènes. Jean-Pierre Garrigues lui a alors donné la parole, comme à tous les autres représentants d’associations, cette manifestation n’étant pas la propriété du CRAC, mais celle de tous les participants qui étaient venus défendre leurs convictions et qui ont tenu sous une pluie battante jusqu’à l’annulation de la corrida prévue.
Comment Mme Starozinski parle-t-elle de sa participation à cet évènement sur le site de l’AAC ? Elle n’en parle pas. Ce dont elle parle, c’est de l’entrevue qu’elle a obtenue avec le maire d’Alès quelques jours plus tard. L’article sur son site explique que le maire est anticorrida mais que comme le CRAC lui a demandé de les supprimer dans sa ville, il les maintiendra encore trois ans. Pour une fois, le nom du CRAC figure explicitement et en bonne place. Le maire a confié à Mme Starozinski être « prêt à supprimer une corrida à cheval, mais en aucun cas dans l’esprit dans lequel cela se passe aujourd’hui » en faisant allusion, nous précise-t-elle aux « nombreux courriers de menaces et d’insultes envoyés par les membres du CRAC ». Ce courageux édile conclut par cette déclaration d’une bravoure rare : « Je ne cède ni à la menace verbale, ni aux pressions d’un groupe fanatisé. Je continuerai donc à faire donner des corridas à Alès pendant les trois prochaines années ». Et Mme Starozinski termine par ce simple mot : « Dommage ! », qui, rapproché du titre de l’article « Si près du but… » (admirez les trois points de suspension lourds de regret) exprime parfaitement le fond de sa pensée : si les corridas vont continuer à Alès, c’est bien sûr parce que le CRAC a demandé qu’il n’y en ait plus à un maire qui prétend ne plus en vouloir, mais refuse de céder à ce groupe fanatisé, qui veut pourtant la même chose que lui.

La cerise sur le gâteau, c’est la photo qui accompagne ce chef d’œuvre de communication. On y voit Mme Starozinski et Monsieur le Maire côte à côte, le regard déterminé. Normal qu’ils soient contents de poser ensemble, ils ont un ennemi en commun – non, pas la corrida, le CRAC, c’est quand même beaucoup plus important. Et c’est ainsi que sur le site d’une association anticorrida, on peut voir la présidente de cette association poser avec un organisateur de corrida.

Pour terminer, la plus belle des actions relatées sur le site de l’AAC, c’est celle qui entoure la QPC demandant l’annulation des corridas en France. Attention, ce n’est pas facile à suivre. Il est, en effet, impossible pour Mme Starozinski d’omettre de citer le nom du CRAC et celui de DDA, un nombre incalculable de journaux, de radios et de chaînes télé en ayant parlé. Alors comment en dire du mal quand tous les anticorridas du pays et même d’ailleurs en ont soutenu l’initiative et le déroulement jusqu’au bout ?

 

Attention, accrochez-vous.

  • (1) Le Conseil constitutionnel a pris « une décision prévisible », c’était perdu d’avance et l’AAC vous l’aurait dit si on lui avait posé la question. Si le CRAC et DDA ont mené un an de procédure complexe et coûteuse pour arriver jusqu’au Conseil, ce n’était pas parce qu’ils pensaient gagner, mais juste pour se faire mousser. Je cite l’AAC : « pour certains, qu’importe le flacon de la cause, pourvu qu’ils aient l’ivresse médiatique ! »
  • (2) Heureusement, l’AAC poursuit désormais le combat en ayant « obtenu des assurances du Gouvernement actuel ».
  • (3) Bon, tout bien réfléchi, la QPC, c’était une bonne idée et d’ailleurs l’AAC y avait pensé avant tout le monde : « En juillet 2011, le tribunal administratif de Paris enregistre, au nom de l’Alliance Anticorrida, la première Question prioritaire de constitutionnalité. » Or, ce n’est qu’en octobre 2011 que le CRAC et DDA ont enregistré leur demande au Tribunal administratif de Paris.

Je vous avais prévenu que ce serait difficile à suivre : la QPC est une excellente idée quand c’est l’AAC qui l’a, mais c’en est une mauvaise qui n’a aucune chance de réussir et qui ne sert qu’à frimer dans les médias quand c’est le CRAC et DDA qui s’en emparent.
Au fait, elle est devenue quoi, la demande de QPC de l’AAC ? Hé bien, comment dire… « Elle n’est pas transmise au Conseil constitutionnel en raison d’un vice de forme ». Et ce ratage lamentable s’est produit dès le début de la procédure, en plus. Si ça ce n’est pas une action menée de main de maître...

Se poser la question…

Voilà, vous avez désormais les éléments les plus significatifs sur les analyses, les actions et les victoires de l’AAC tels qu’elles ont été rapportées dans ses déclarations publiques et sur son site officiel. À chacun désormais de se faire une opinion et de décider si les accusations du CRAC vis-à-vis de l’AAC sont « aussi nauséabondes qu’infondées », comme le pense Mme Starozinski.
Je lui laisse le dernier mot : « Se poser la question c’est déjà y répondre un peu... »

 

Photos : Anna Galore, sauf celle de Rodilhan fournie par le CRAC Europe

Source:  Crac Europe pour la protection de l'enfance avec le lien TOUS A ALES 11 & 12 MAI :

http://www.anticorrida.com/Alliance-anticorrida-les-faits-rien-que-les-faits.html#.UTEsI1kOrPU.facebook

 

Patrimoine corrida Non à la honte française! C'est un collectif de 200 associations de toute bonne volonté réunies autour du CRAC Europe, dont des pyschiatres, vétérinaires et prêtres. Signez les pétitions du collectif et découvrez ces structures amies inconditionnelles des taureaux ici :

http://www.patrimoine-corrida.fr/

BIen amicalement,

Cerizette

Le 2 mars 2013

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Cerizette - dans ANTI CORRIDA
commenter cet article

commentaires

Cerizette Vous Souhaite Bienvenue Sur Animalus

  • : Animalus
  • Animalus
  • : Antispéciste pas de racisme envers les bêtes! Fraternel et solidaire pour agir ensemble contre le tort fait aux animaux, aux plus faibles et à la planète. Rousse comme un pain d'épices, c'est Ginger, la mascotte sur le Pont de l'Arc-enCiel depuis le 2 janvier 2012, noir sur le profil, c'est Angel, il ne broie plus que du bonheur...
  • Contact

Profil Blogueur

  • Cerizette
  • Après avoir été le "coup de pouce" d'ACTUANIMAUX et publié sur UNANIMUS pour les chiens de chasse martyrs espagnols de GEE Galgos Ethique Europe, voici mon blog créé en décembre 2011. Indépendant de toute préférence, religion, pression.
  • Après avoir été le "coup de pouce" d'ACTUANIMAUX et publié sur UNANIMUS pour les chiens de chasse martyrs espagnols de GEE Galgos Ethique Europe, voici mon blog créé en décembre 2011. Indépendant de toute préférence, religion, pression.

FACEBOOK la chance des animaux

Partager sur Facebook "J'aime" et autres c'est une chance de plus pour les animaux. Pensez-y! 

Mot Cle Pour Retrouver Un Article

NET ETHIQUE UN DEVOIR

Etes-vous égocentrique, malhonnête, paresseux ou les trois?

N'en doutez pas si vous copiez-collez SANS citer le nom, le lien et actif de vos sources, ou crédit photos ET sans effort personnel pour dire d'où viennent "vos" informations. NON fiables dans ce cas! Respecter la propriété intellectuelle c'est sincère: l'inverse c'est s'attirer des lecteurs en publiant sur la sueur des autres, comme on exploite les animaux... Merci de ne pas être comme ça!

 

Archives